
Avant de faire une offre d’achat immobilier, connaître le prix du logement ne suffit pas. Les frais de notaire, plus précisément appelés frais d’acquisition, viennent s’ajouter au prix convenu avec le vendeur. Leur montant peut modifier sensiblement le budget nécessaire pour devenir propriétaire, notamment lorsque l’apport personnel est limité.
En France, ces frais représentent généralement 7 à 8 % du prix dans l’ancien et 2 à 3 % dans le neuf lorsque la vente bénéficie du régime fiscal réduit. Ces proportions sont des repères, non des montants garantis. La fiscalité applicable, la localisation du bien et les formalités nécessaires influencent le résultat.
Pour préparer une offre cohérente, il faut donc distinguer le prix du logement, les frais exigibles lors de la vente et les dépenses associées au financement. Une première simulation permet de cadrer la recherche, mais une estimation personnalisée du notaire reste indispensable pour sécuriser le projet avant la signature.
Estimer les frais de notaire avant de s’engager : l’essentiel
- Prévoir généralement 7 à 8 % du prix dans l’ancien, contre 2 à 3 % dans le neuf éligible aux droits réduits, puis vérifier le régime fiscal exact.
- Calculer le budget à partir du prix du logement, des frais d’acquisition, des coûts de crédit et des dépenses immédiates, en conservant une marge de sécurité.
- Demander un chiffrage au notaire avant de finaliser l’offre et vérifier avec la banque que les fonds nécessaires seront effectivement disponibles.
- Pourquoi les frais d’acquisition diffèrent-ils entre immobilier ancien et neuf ?
- Comment intégrer les frais de notaire dans un budget immobilier de 300 000 € ?
- Neuf ou ancien : dans quel cas les frais d’acquisition pèsent-ils le plus sur l’apport ?
- Quelle erreur budgétaire peut empêcher de financer les frais d’acquisition au moment de signer ?
- Quand faire confirmer les frais d’acquisition pour sécuriser son plan de financement ?
- Comment calculer le coût global d’un achat immobilier avant de déposer une offre ?
- Comment calculer le montant de crédit nécessaire pour un projet de 250 000 € ?
- Comment utiliser une simulation immobilière pour savoir si un projet est financièrement réaliste ?
Pourquoi les frais d’acquisition diffèrent-ils entre immobilier ancien et neuf ?
Les frais d’acquisition sont généralement plus élevés dans l’ancien que dans le neuf parce que la fiscalité des transactions diffère. L’écart provient surtout des droits et taxes prélevés lors de la vente, et non d’une rémunération automatiquement réduite du notaire. Toutefois, un logement récemment construit ne bénéficie pas nécessairement du régime fiscal réduit.
Les frais versés lors d’un achat immobilier comprennent plusieurs composantes : les droits et taxes collectés pour les administrations publiques, les émoluments réglementés du notaire, les frais de formalités et les débours engagés pour obtenir certains documents ou accomplir les démarches nécessaires.
Selon l’explication des frais d’acquisition réduits dans le neuf par les Notaires de France, les frais représentent approximativement 7 à 8 % du prix de vente dans l’ancien, contre 2 à 3 % dans le neuf bénéficiant des conditions fiscales requises.
| Critère | Immobilier ancien | Immobilier neuf éligible |
|---|---|---|
| Frais d’acquisition indicatifs | 7 à 8 % | 2 à 3 % |
| Fiscalité de la vente | Droits de mutation de droit commun | Taxation réduite sous conditions |
| TVA immobilière | Pas systématiquement applicable au prix de vente | Généralement intégrée au prix TTC pour une vente soumise à TVA |
| Émoluments du notaire | Barème réglementé | Barème réglementé, sans réduction automatique liée au neuf |
Pour certaines ventes immobilières soumises à TVA sur le prix total, le taux réduit de taxe de publicité foncière est d’environ 0,715 %. Dans l’ancien, le taux global des droits et prélèvements concernés peut atteindre 6,32 % pendant la période de majoration départementale prévue entre avril 2025 et mars 2028. Ce maximum ne s’applique pas à toutes les transactions.
Le prix d’un logement neuf soumis à TVA comprend normalement une TVA de 20 %, sauf dispositifs particuliers permettant un taux différent. Il serait donc trompeur d’interpréter les frais réduits comme l’absence de fiscalité dans le neuf : une partie du prélèvement fiscal est déjà incorporée au prix de vente.
La qualification fiscale exige également une vérification. Une vente en état futur d’achèvement (VEFA), un immeuble achevé depuis moins de cinq ans, une revente récente ou un terrain à bâtir ne relèvent pas automatiquement du même traitement. La qualité du vendeur, l’assujettissement à la TVA et la nature de l’opération peuvent modifier les droits dus.
Un logement neuf affiché plus cher peut ainsi présenter un écart de coût total différent de celui suggéré par les seuls prix de vente. La comparaison pertinente porte sur le montant global à financer, et pas uniquement sur le pourcentage des frais de notaire.
Comment intégrer les frais de notaire dans un budget immobilier de 300 000 € ?
Pour un logement affiché à 300 000 €, il faut ajouter au prix une provision correspondant aux frais d’acquisition avant de déterminer le crédit et l’apport nécessaires. À titre indicatif, cela représente 21 000 à 24 000 € dans l’ancien, contre 6 000 à 9 000 € dans le neuf éligible. Ces fourchettes doivent être personnalisées.
Le calcul commence par le prix retenu pour la vente, puis par l’identification du régime fiscal du bien. Il faut ensuite intégrer les droits et taxes, les émoluments réglementés du notaire, les formalités et les débours. Les dépenses extérieures à l’acte notarié doivent être inscrites séparément pour ne pas confondre frais d’acquisition et budget total du projet.
La fiche de l’administration fiscale sur les frais payés chez le notaire distingue notamment les prélèvements fiscaux, la contribution de sécurité immobilière, les émoluments et les débours. Elle rappelle que les droits varient selon le département et le régime de la transaction.
Voici une illustration strictement hypothétique pour un prix immobilier de 300 000 €, hors frais bancaires et dépenses complémentaires.
| Poste | Ancien | Neuf éligible |
|---|---|---|
| Prix du logement | 300 000 € | 300 000 € TTC |
| Frais d’acquisition estimatifs | 21 000 à 24 000 € | 6 000 à 9 000 € |
| Budget d’acquisition indicatif | 321 000 à 324 000 € | 306 000 à 309 000 € |
| Frais de crédit et autres dépenses | À ajouter selon le dossier | À ajouter selon le dossier |
Ces résultats découlent uniquement de l’application des fourchettes indicatives au prix hypothétique. Ils ne constituent pas une simulation notariale individualisée.
Le calcul réel peut varier avec le département, la situation de l’acquéreur, la qualification fiscale du logement, la présence de mobilier éventuellement valorisé séparément selon les règles applicables ou les remises réglementairement possibles sur certains émoluments.
Il faut aussi déterminer quelle partie sera financée par la banque. Un crédit couvrant le prix du logement ne couvre pas nécessairement les frais d’acquisition. Certains montages permettent de financer une partie de ces frais, mais cette possibilité dépend de l’établissement prêteur, du dossier et des garanties exigées.
Cas pratique hypothétique : un apport de 30 000 €
Un acquéreur envisage un logement ancien de 300 000 € et dispose de 30 000 € d’épargne mobilisable. Si les frais d’acquisition représentent 24 000 €, il ne reste que 6 000 € de cet apport pour réduire le prix à financer, avant prise en compte des autres dépenses.
À supposer que la banque accepte ce montage, le financement du prix pourrait donc nécessiter 294 000 € de crédit. Cela ne signifie pas que cette somme serait accordée : la capacité de remboursement, les garanties et les exigences bancaires doivent être examinées séparément.
Avant de proposer 300 000 € au vendeur, l’acheteur doit vérifier que ses ressources couvrent effectivement le coût d’acquisition et que sa banque envisage le financement nécessaire. Cette vérification permet d’éviter qu’une offre acceptable pour le vendeur devienne irréalisable pour l’acquéreur.
Neuf ou ancien : dans quel cas les frais d’acquisition pèsent-ils le plus sur l’apport ?
À prix égal, les frais d’acquisition pèsent généralement davantage sur l’apport personnel dans l’ancien, où les droits de mutation sont plus élevés. Dans le neuf éligible, les frais d’acte sont réduits, mais d’autres dépenses peuvent mobiliser la trésorerie. Le choix le plus favorable dépend donc du budget complet et des conditions de financement.
Dans l’ancien, la provision pour les frais de notaire représente souvent une part importante des économies disponibles. Un acquéreur qui dispose d’un apport limité peut devoir consacrer une proportion élevée de celui-ci aux frais d’acquisition, avant même de financer d’éventuels travaux.
Dans le neuf soumis à TVA, cette dernière est normalement comprise dans le prix de vente TTC. Si la banque accepte de financer ce prix, l’acquéreur n’a pas à prévoir séparément la TVA déjà incluse. En revanche, il doit anticiper les dépenses non comprises dans la vente : certains aménagements, équipements, prestations optionnelles ou travaux de finition, selon le programme.
Une comparaison pertinente doit également intégrer les frais de dossier bancaire et de garantie, qui peuvent modifier le montant de trésorerie à mobiliser.
| Poste à financer | Ancien | Neuf éligible |
|---|---|---|
| Frais d’acquisition | Généralement plus élevés | Généralement réduits |
| Travaux et aménagements | Variables selon l’état du bien | Variables selon les prestations incluses |
| Frais de crédit et de garantie | Selon l’offre bancaire | Selon l’offre bancaire |
| Disponibilité de l’épargne | À vérifier avant la vente | À vérifier avant les appels de fonds et la vente |
Le prêt à taux zéro et d’autres aides peuvent également jouer sur l’équilibre financier. Leur accès dépend notamment des caractéristiques du projet, de l’utilisation du logement, des ressources et des conditions géographiques applicables. Il ne faut donc pas présumer qu’un achat neuf ou ancien ouvre automatiquement droit à un financement aidé.
Un projet ancien peut rester plus accessible si son prix est sensiblement inférieur et si les travaux sont maîtrisés. À l’inverse, les frais réduits du neuf peuvent préserver une partie de l’apport, sans garantir à eux seuls que l’opération sera moins coûteuse.
Quelle erreur budgétaire peut empêcher de financer les frais d’acquisition au moment de signer ?
L’erreur la plus risquée consiste à fixer son offre au plafond de sa capacité d’emprunt sans réserver les sommes nécessaires aux frais d’acquisition. Même avec un crédit immobilier accordé, l’acquéreur peut manquer de trésorerie pour finaliser la vente. Il doit donc vérifier à la fois le montant total des ressources et leur disponibilité avant la signature.
Le déblocage du prêt répond à des modalités convenues avec la banque et le notaire. Pour un achat immobilier classique, les fonds destinés au prix de vente doivent être disponibles sur le compte de l’office notarial avant la signature authentique. Les frais d’acte sont également exigibles à ce stade.
La difficulté peut apparaître lorsque l’acquéreur possède théoriquement un apport suffisant, mais qu’une partie de son épargne n’est pas immédiatement mobilisable. Il peut s’agir d’un placement soumis à un délai de retrait, d’une somme réservée à une autre obligation ou d’un financement dont le déblocage n’a pas été coordonné.
La fiche Service Public sur les étapes d’achat d’un logement en copropriété précise notamment les modalités de versement du prix, de l’apport personnel et du crédit dans le cadre d’une acquisition en copropriété.
Le compromis ou la promesse de vente constitue une autre étape sensible. Une condition suspensive d’obtention de prêt peut protéger l’acquéreur lorsque les conditions contractuelles et légales sont réunies. Elle ne garantit toutefois pas qu’une insuffisance de trésorerie découverte après l’obtention d’un prêt conforme permette de renoncer à la vente sans conséquence.
Le dépôt éventuellement versé à l’avant-contrat doit lui aussi être anticipé. Il peut représenter une somme significative, généralement imputée sur le prix lors de la vente définitive. Il ne doit pas être comptabilisé deux fois dans les ressources mobilisées.
Les cinq vérifications pour éviter un manque de fonds à la signature
- Recenser le prix, les frais d’acquisition et les dépenses immédiates dans un tableau de budget daté.
- Identifier chaque source de financement et obtenir un récapitulatif des montants disponibles ou attendus.
- Confirmer avec la banque le montant financé, les frais éventuellement couverts et les modalités de déblocage, puis conserver sa réponse.
- Vérifier les délais de mobilisation de chaque placement et établir un calendrier prévisionnel des virements.
- Faire rapprocher par le notaire les sommes à recevoir et les sommes exigibles, puis conserver un appel de fonds actualisé avant la signature.
Un tableau de financement équilibré sur le papier ne garantit pas que les sommes seront transférées à temps. Dès qu’une incertitude apparaît, il faut la signaler au notaire et à la banque avant la date prévue pour l’acte authentique.
Quand faire confirmer les frais d’acquisition pour sécuriser son plan de financement ?
Les frais d’acquisition doivent être estimés avant la recherche, précisés dès qu’un bien est identifié et actualisés avant la signature authentique. Le moment déterminant se situe avant l’engagement financier et le dépôt du dossier bancaire : le prix proposé doit déjà tenir compte d’une provision réaliste pour les frais et des conditions fiscales de la vente.
La première estimation sert à définir une enveloppe immobilière réaliste. Un simulateur peut fournir un ordre de grandeur selon le prix envisagé, la nature du logement et sa localisation. Il permet notamment de déterminer si le budget disponible est compatible avec les catégories de biens recherchées.
Lorsqu’un logement précis est identifié, l’estimation doit devenir individualisée. Le notaire peut tenir compte de la localisation, du prix, de la situation fiscale de la vente et des formalités prévisibles. Cette confirmation est particulièrement importante pour les logements neufs dont le traitement fiscal n’est pas évident ou pour les opérations comprenant des éléments particuliers.
Au stade de l’avant-contrat, il est recommandé de demander un état prévisionnel détaillé des frais, distinguant autant que possible droits, taxes, émoluments, formalités et débours. Ce chiffrage sert au montage financier, mais reste prévisionnel : il ne doit pas être présenté comme un montant définitivement garanti.
| Moment | Vérification attendue | Utilité |
|---|---|---|
| Avant les visites et les offres | Simulation indicative | Déterminer la fourchette de prix recherchée |
| Dès qu’un bien est identifié | Estimation personnalisée du notaire | Construire l’offre et le plan de financement |
| À l’avant-contrat | Actualisation des frais et des besoins de crédit | Vérifier la cohérence du dossier bancaire |
| Avant l’acte authentique | Décompte et appel de fonds actualisés | Organiser le versement des sommes exigibles |
Si l’achat nécessite un crédit, le montant et les caractéristiques du financement envisagé doivent être cohérents avec les stipulations relatives à la condition suspensive. Il ne suffit pas d’obtenir un accord bancaire couvrant uniquement le prix du logement lorsque d’autres sommes doivent être financées.
Une modification du prix, de la consistance de la vente, du traitement fiscal ou des prélèvements applicables peut rendre une première estimation obsolète. Il faut alors demander un nouveau chiffrage avant de s’appuyer sur les montants antérieurs.
Une fois le décompte actualisé communiqué, l’acquéreur peut confronter les montants définitifs à son financement et préparer les virements demandés par le notaire dans les délais requis.
Comment calculer le coût global d’un achat immobilier avant de déposer une offre ?
Le coût global d’un achat immobilier se calcule en additionnant le prix du logement, les frais d’acquisition, les frais de financement et les dépenses directement liées au projet. Il faut cependant distinguer l’argent nécessaire pour acheter et s’installer du coût total du crédit sur sa durée. Cette distinction permet de fixer une offre compatible avec le budget disponible.
La première étape consiste à établir le coût d’entrée dans le logement. Ce montant comprend le prix proposé, les frais d’acquisition estimés, les frais bancaires et de garantie, ainsi que les travaux ou aménagements qui ne peuvent pas être différés.
Le calcul peut être formalisé ainsi :
Budget d’acquisition et d’installation = prix du bien + frais d’acquisition + frais de financement initiaux + travaux immédiats + dépenses d’installation.
Les intérêts du prêt et l’assurance emprunteur payés au fil du temps relèvent d’une autre analyse : celle du coût global du financement et de sa soutenabilité mensuelle. Il convient de ne pas additionner indistinctement le capital emprunté, les remboursements futurs et le prix du bien, au risque de compter deux fois certaines sommes.
Les dépenses souvent oubliées comprennent les frais de déménagement, certains équipements, les charges de copropriété, les éventuelles régularisations prévues à l’acte et la répartition contractuelle de taxe foncière. Ces montants peuvent être modestes isolément, mais leur accumulation réduit la trésorerie disponible après l’achat.
Exemple hypothétique : déterminer le prix maximal à proposer
Un ménage définit une enveloppe d’acquisition et d’installation de 270 000 €. Il réserve, à titre d’hypothèse, 20 000 € pour les frais d’acquisition et 10 000 € pour les autres dépenses initiales. Le prix maximal théorique du logement serait alors de 240 000 €.
Cette soustraction ne préjuge ni de l’acceptation d’un crédit ni du montant réel des frais. Elle montre simplement pourquoi la recherche du prix maximal doit partir de l’enveloppe totale et non du prix immobilier considéré isolément.
Pour transformer cette enveloppe en offre, il faut ensuite vérifier les ressources réellement mobilisables. Un budget total compatible avec l’épargne et la capacité de crédit ne signifie pas nécessairement que chaque dépense sera finançable selon les modalités prévues par la banque.
Une offre raisonnable doit laisser une marge face aux frais variables et aux imprévus. Cette marge est particulièrement utile lorsque le logement nécessite des travaux ou que plusieurs postes de dépenses restent à confirmer.
Comment calculer le montant de crédit nécessaire pour un projet de 250 000 € ?
Pour un projet immobilier de 250 000 €, le crédit nécessaire correspond à la part du budget total qui n’est couverte ni par l’apport mobilisable ni par les autres financements confirmés. Le calcul change selon que les 250 000 € représentent uniquement le prix du logement ou l’ensemble des dépenses du projet. Il faut donc définir précisément ce montant avant toute simulation.
Si les 250 000 € désignent le prix d’achat, il faut d’abord ajouter les frais d’acquisition et les dépenses annexes. Si cette somme représente déjà le coût complet du projet, elle ne doit pas être augmentée une seconde fois des mêmes frais.
La formule de départ est :
Crédit principal à rechercher = coût total à financer − apport mobilisé − autres financements effectivement retenus.
Cette approche suppose de tenir compte du calendrier de versement et de la nature des aides. Un prêt à taux zéro, par exemple, constitue lui-même un financement remboursable et non une subvention assimilable à de l’épargne personnelle.
| Hypothèse | 250 000 € = prix du logement | 250 000 € = budget global |
|---|---|---|
| Prix du bien | 250 000 € | Inclus dans le total |
| Frais et dépenses supplémentaires | À ajouter | Déjà inclus par hypothèse |
| Apport mobilisé | 30 000 € | 30 000 € |
| Besoin de crédit avant autres aides | 220 000 € + frais non couverts | 220 000 € |
Le montant recherché doit ensuite être rapproché de la capacité d’emprunt du ménage. Celle-ci dépend des revenus, des emprunts en cours, de la durée, du taux d’intérêt, de l’assurance et des critères appliqués par le prêteur.
Selon les règles présentées par le ministère de l’Économie, le taux d’effort ne doit en principe pas dépasser 35 %, assurance emprunteur comprise, avec des possibilités réglementées de flexibilité pour les établissements. La durée habituelle maximale du crédit est de 25 ans, certaines opérations pouvant relever de dispositions spécifiques allant jusqu’à 27 ans.
La capacité de remboursement doit également être appréciée à travers le reste à vivre. Un taux d’endettement conforme ne garantit pas automatiquement l’accord de la banque, notamment si les ressources restantes sont insuffisantes au regard des charges du foyer.
Il peut être judicieux de consacrer une partie de l’apport aux frais d’acquisition et de financer davantage le prix du bien, lorsque la banque l’accepte. À l’inverse, augmenter l’apport peut réduire le crédit et son coût. L’arbitrage doit préserver une épargne de précaution compatible avec la situation financière du ménage.
La somme obtenue représente un besoin de financement, non une capacité d’emprunt validée. C’est la comparaison entre ce besoin et les mensualités réellement supportables qui permet de juger si le projet est finançable.
À retenir avant de lancer une simulation immobilière
- Définir un budget complet, en distinguant le prix du logement des frais et dépenses complémentaires.
- Répartir clairement apport, crédits et éventuelles aides, sans compter deux fois les mêmes ressources.
- Tester la capacité de remboursement avec une marge de sécurité, puis faire confirmer les frais et les conditions de financement.
Comment utiliser une simulation immobilière pour savoir si un projet est financièrement réaliste ?
Une simulation immobilière permet de vérifier si le budget d’acquisition, l’apport et les mensualités envisagées sont cohérents avant de faire une offre. Elle doit prendre en compte les frais d’acquisition et les coûts de financement, et non le prix du logement seul. Son résultat reste indicatif : il ne remplace ni le chiffrage du notaire ni la décision bancaire.
La méthode la plus fiable consiste à procéder dans l’ordre suivant : estimer l’ensemble des dépenses, déterminer les ressources réellement mobilisables, puis simuler les différentes possibilités de crédit. Le résultat doit ensuite être confronté aux charges du ménage et à son besoin de trésorerie après l’installation.
La simulation peut également être utilisée en sens inverse. Plutôt que de partir d’un prix immobilier attractif et de chercher comment le financer, l’acquéreur peut commencer par déterminer une mensualité confortable. Il estime ensuite le capital empruntable selon la durée, le taux et l’assurance, avant d’en déduire une enveloppe de prix compatible avec les frais.
Il est important de comparer plusieurs hypothèses. Une durée d’emprunt plus longue peut réduire la mensualité tout en augmentant le coût total des intérêts. Une variation du taux ou de l’assurance peut également modifier la capacité de remboursement.
Les simulateurs ne couvrent pas toujours les mêmes dépenses. Certains présentent uniquement les mensualités du prêt, tandis que d’autres prennent en compte les frais d’acquisition ou de garantie. Les hypothèses d’assurance et les charges déclarées peuvent aussi être simplifiées.
Les explications officielles du ministère de l’Économie sur le crédit immobilier rappellent notamment l’importance du taux annuel effectif global pour comparer les offres de financement. Celui-ci inclut, selon les frais applicables, les intérêts, l’assurance et certains coûts obligatoires du crédit. Il ne représente toutefois pas le prix complet du projet immobilier.
Pour interpréter correctement le résultat, trois validations successives sont nécessaires : simuler, confirmer, faire valider. La simulation définit une enveloppe théorique, le notaire précise les frais d’acquisition et la banque examine la faisabilité du crédit selon le dossier réel.
Un résultat calculé au centime près ne doit pas donner une impression artificielle de certitude. Tant que les taux, le coût de l’assurance, les frais notariés et les autres dépenses ne sont pas confirmés, il convient de travailler avec une fourchette et une réserve pour imprévus.
La prochaine étape consiste à confronter une simulation intégrant toutes les dépenses à un chiffrage personnalisé du notaire, puis à présenter le plan de financement complet à la banque. L’acquéreur pourra ainsi formuler son offre en connaissant ses limites financières, plutôt qu’en découvrant les frais supplémentaires après son acceptation.
Les frais de notaire sont-ils compris dans le prix affiché d’un logement ?
En règle générale, les frais d’acquisition sont à ajouter au prix de vente affiché. Il faut toutefois examiner les conditions de l’annonce et de la transaction pour connaître précisément les dépenses comprises dans le prix et celles supportées séparément par l’acquéreur.
Peut-on emprunter pour payer les frais de notaire ?
Oui, certains financements immobiliers peuvent intégrer tout ou partie des frais d’acquisition, sous réserve de l’acceptation de la banque. Cette prise en charge n’est pas automatique. Il faut la faire confirmer dans le montage financier et vérifier que le montant du crédit demandé correspond au besoin réel.
Un primo-accédant paie-t-il moins de frais de notaire dans l’ancien ?
Un primo-accédant peut bénéficier de certaines dispositions fiscales. Dans le cadre de la majoration départementale temporaire applicable entre avril 2025 et mars 2028, le taux départemental majoré à 5 % ne s’applique notamment pas à une première acquisition destinée à la résidence principale lorsque les conditions légales sont remplies. Cela ne supprime pas les autres composantes des frais d’acquisition. Le notaire doit vérifier la situation exacte.
Les frais d’acquisition estimés peuvent-ils changer après le compromis ?
Oui. Une estimation préalable peut évoluer si le prix change, si certaines formalités entraînent des coûts différents ou si le régime fiscal applicable est précisé. Il faut demander un décompte actualisé au notaire avant la signature et vérifier que les fonds disponibles couvrent le montant demandé.
Faut-il disposer de l’argent des frais de notaire dès la formulation de l’offre ?
Les frais d’acquisition ne sont généralement pas versés au moment de la simple offre d’achat. En revanche, leur financement doit être anticipé dès cette étape. Un dépôt peut être prévu lors de l’avant-contrat et les sommes dues pour la vente doivent être disponibles selon les échéances communiquées par le notaire, en particulier avant la signature authentique.